Pour Lee Byung-sam, le hangeul, l’alphabet coréen, est un compagnon de longue date. Après avoir enseigné et pratiqué la calligraphie et l’écriture manuscrite, l’artiste a commencé à tracer et à superposer les caractères sur la toile. Son souhait : faire de ces lettres, autrefois éphémères, des œuvres que l’on peut garder.
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Écrire pour se souvenir et imaginer l’avenir
Lee Byung-sam compare l’écriture à un journal intime. Chaque trait lui permet de revenir sur une journée, un mois ou une année, mais aussi de réfléchir à la vie qu’il souhaite construire.
L’artiste raconte que la rencontre avec le pinceau et le hangeul a marqué un tournant dans une période où il se sentait épuisé. Depuis, l’écriture l’aide à traverser les épreuves et reste une source de force dans son travail.
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Des lettres à regarder autant qu’à lire
Dans ses œuvres, les caractères ne forment pas nécessairement des phrases à déchiffrer. Ils deviennent des éléments plastiques faits de points, de lignes et de surfaces. Le mouvement du pinceau, la pression exercée et le rythme des gestes conservent la trace des émotions ressenties pendant la création.
Lee Byung-sam invite ainsi chaque visiteur à regarder ces traces comme une image et à y trouver sa propre émotion.
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La mémoire sous plusieurs couches de couleur
Avant de choisir une couleur ou la forme d’une lettre, l’artiste pense au souvenir qu’il veut exprimer. Certaines expériences demeurent vives ; d’autres s’estompent. Il traduit ces différences en superposant les couleurs et les caractères.
Pour lui, la diversité des formes du hangeul rappelle celle des êtres humains. Chaque caractère possède son équilibre, sa force, sa douceur et ses espaces. En explorant ces qualités, Lee Byung-sam entend poursuivre une œuvre dans laquelle le hangeul reste reconnaissable tout en exprimant bien davantage que des mots.
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